Cann Woods

Cann Woods, Plymouth UK

Awakening – Cann Woods Incline

A low rumbling sound rolled through the trees from her right.  The writer missed it whatever it was, but it had broken the spell of her silence.  She looked up around her, awakened again to the woodland where she was sitting.  Patches of deep blue sky broke through the canopy of treetops.  The parallel trunks of pine reaching for the last sunlight. She sat up, pulling her knees tight under her chin.  She pushed the notes she had made on the piece of paper back into her pocket and reached instead for the carved wooden figure of the dryad.

She rose calmly to her feet.  She brought the small dryad to her lips and held it there as she walked steadily along the forest path. It was already later than she had thought.

At the marker posts, out onto the broader pathway, a pause to watch the breeze as it pushed through the ripe grass, heavy with seed.  Brown, silver then green again. Away now from the windbreak of the trees the hairs on her forearms bristled up against the evening breeze.  On the right, this broader, empty path drove down into the gathering darkness, cutting through the forest towards the distant, unseen river. She crossed the empty road. A dusty white patch under-foot reflected the last light. She rubbed through it with her boot, to leave her mark. As she stepped off the road and under the cover of the trees again, that same sound came back briefly. She glanced back over her shoulder, down in the darkness of the roadway two faint lights shuddered for a moment and then were gone.

History Notes: the Lee Moor Tramway closed in 1960. Two horses would haul the wagons loaded with China Clay for papermaking along the Cann Woods Incline to the quays on the river Plym. A dryad is a tree spirit of the oak tree, from the Ancient Greek word δρῦς (say drûs).

To cite: Chicot Feindouno, C. & Mansfield, C. (2019) Awakening – Cann Wood Incline, Plymouth.


Cann Woods

L’éveil – la pente de Bois de Cann

Un grondement sourd traversa les arbres de sa droite. L’écrivaine n’a raté quoi que ce fût, mais cela avait brisé le charme de son silence. Elle leva les yeux autour d’elle, se réveilla à nouveau dans la forêt où elle était assise. Les tâches du ciel bleu profond avaient traversé la canopée des cimes des arbres. Les troncs parallèles en pin atteignant le dernier rayon de soleil. Elle s’assit, tirant ses genoux sous son menton. Elle repoussa dans sa poche les notes qu’elle avait faites sur le papier et tendit la main vers la figurine en bois sculptée de la dryade.

Elle se leva doucement. Elle porta la petite dryade à ses lèvres et la retint alors qu’elle marchait au long du sentier forestier. Il était déjà plus tard qu’elle ne l’avait pensé.

Aux points de repère, sur le sentier plus large, une pause pour observer la brise s’enfoncer dans une herbe mûre, chargée de graines. Brune, argent puis vert à nouveau. Loin du coupe-vent des arbres, les poils de ses avant-bras se hérissèrent contre la brise du soir. Sur la droite, ce sentier vide plus large descendait dans l’obscurité, traversant la forêt en direction du fleuve invisible et lointaine. Elle a traversé la route vide. Une tache blanche poussiéreuse sous le pied reflétait la dernière lumière. Elle la frotta avec sa botte, y laisser sa marque. Alors qu’elle quittait la route à nouveau pour l’abri des arbres, le même son retentit brièvement. Elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule, dans l’obscurité de la chaussée, deux lumières tamisées tremblèrent un instant puis disparurent.

Le contexte historique : le tramway de Lee Moor a fermé en 1960. Deux chevaux tiraient les wagons chargés d’argile de Chine pour la fabrication du papier le long de la pente de bois « Cann Woods » jusqu’aux quais de la fleuve Plym à Plymouth au Devon. Une dryade est un esprit d’arbre du chêne, du mot grec ancien δρῦς (dire drûs).